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Petite éponge

Petite éponge haute comme trois pommes.
Ma petite éponge à moi s’appelle Arthur et éponge déjà beaucoup. Peut être un peu trop, parfois !
Il y a déjà deux mois, Arthur m’apprenait que j’étais enceinte. A sa manière de tout petit, en voulant retourner dans le transat pour bébé, en me montrant et pointant du doigt mon ventre en disant « bébé ». Il ne s’y était pas trompé 🙂 Sacré bout’choux !

Si, cet été je n’avais rien dis à Arthur, ni sur le bébé que j’attendais, ni sur la fausse couche, cette fois-ci, je décidais, de le lui dire. De toute manière, il savait déjà, à quoi bon le lui cacher. Après tout c’était lui qui avait vu avant moi. Ainsi, je lui expliquais ce pourquoi j’étais fatiguée et un peu malade. Et puis arriva ce qui arriva. Cette grossesse extra-utérine inattendue. Au bout de quatre fois, quatre ratés, on commence à avoir « l’habitude » (si on peut parler d’habitudes), de faire ces deuils là, même si, ce n’est jamais évident pour personne et encore moins pour un tout petit enfant.

Ma petite éponge n’a pas tout compris. Il n’a pas compris pourquoi sa maman était si triste alors que la veille elle était si joyeuse. Il n’a pas compris les larmes qui ne s’arrêtaient pas. Il n’a pas compris pourquoi ils sont allés à la maternité plusieurs fois, tous ensemble, (même si dans l’histoire, il a gagné une petite voiture de pompier achetée à la maternité par son papa). Il n’a pas compris pourquoi sa maman était si énervée, si en colère après lui, après son papa ! Il n’a pas compris non plus pourquoi elle dormait autant. ça ne lui ressemblait tellement pas. Il a juste subi et compris qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas du tout. Ma petite éponge était chamboulée. Elle épongeait tant bien que mal, à sa manière. Il faut dire que c’est difficile à gérer toutes ces émotions à la fois, surtout pour une toute petite éponge un peu perdue.

La semaine qui a suivi, Arthur est passé d’un stade triste à un stade grincheux avec ce besoin irrépressible de garder sa sucette, son doudou à porter de main et de faire des caprices. Il a eu ce besoin de me pousser dans mes retranchements, me mettant à mal quelques fois, en me faisant signe qu’il était là et que je ne devais surtout pas l’oublier. Le traitement m’avait terriblement fatigué, avec Arthur à gérer, j’avais l’impression de gravir un peu plus l’Everest chaque jour. :-/ L’insurmontable !

Après un week-end très très compliqué, passé à crier, à s’exciter, j’ai pris la décision radicale de nous préserver. Il nous fallait retrouver du calme et surtout il fallait de la bienveillance envers ma petite éponge qui épongeait, épongeait mais jusqu’où ? Lundi matin, j’ai débarqué à la crèche, en larme. J’ai longuement discuté avec Sylvie, Anne-Marie, Magali. Il fallait mettre des mots dessus et expliquer avec des mots simples à Arthur ce qui s’était passé. Lui faire comprendre qu’il n’y avait plus de bébé et que c’est pour cela que maman était malheureuse et fatiguée mais surtout que ce n’était pas de sa faute. A partir de là, je me suis sentie comme apaisée et ma petite éponge n’a plus épongée et les câlins se sont justes multipliés 🙂 Tout ou presque est re-devenu comme avant.

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Un commentaire

othilie

douces pensées pour ta petite éponge et toi . J’espère non , je suis sure , que ça va aller

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