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Les prémices du langage

Le développement du langage est un processus lent qui prend sa source dans les premiers échanges avec son bébé. Ainsi, comme beaucoup de bébés, Arthur communique avec nous depuis son plus jeune âge. Un regard, un sourire, une mimique…mais depuis peu les interactions évoluent, murissent et se précisent. Entre 15 mois et 3 ans, l’évolution du langage est impressionnante. Pour connecter les mots aux objets qu’ils désignent, l’enfant a besoin de manipuler, d’observer, de toucher, de sentir des choses réelles.

Les prémices du langage apparaissent sous trois formes ou trois axes tel que :
– L’expression graphique à travers le dessin, les traits, les couleurs, la page blanche, le pliage…
– Les prémices du langage maternel. Du babillage au premiers mots. Des syllabes.
– Le langage corporel à travers des regards, des postures, des gestuels…

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L’expression graphique
A la crèche, depuis la rentrée, Anne-Marie, Magali on présenté les crayons de couleurs et la peinture à Arthur. Il a découvert ces nouveaux médiums avec beaucoup d’appétit. Sa main peut ainsi projeter sur le papier blanc des couleurs, des formes. Ce sont les prémices de l’expression graphique. Traits brouillons, traits griffonnés, couleur, il fait ses propres expériences avec ces outils. La feuille qui était blanche dès lors, ne l’est plus. Son intervention est une forme de langage. Nous y reviendrons dans un nouvel article un peu plus tard.

Les prémices du langage maternel
Si jusque là, il n’était pas très bavard, (j’entends par là qu’il ne babillait presque pas), il s’est rattrapé depuis. A travers le mimétisme, il reproduit peu à peu la structure de nos phrases en les babillant sans que pour autant nous en comprenions le sens. Il met des intonations, des silences puis reprend son monologue. Il parle dans son seul langage pour le moment mais sait malgré tout se faire comprendre. Quelques mots sont apparus, « Papa », « Mam » ou « mamaa » c’est selon, « atta » pour dire attend, « tin » pour tient, « coco » pour dire coucou. C’est peu, mais c’est beaucoup ! Chaque jour, il apprend. Les livres sont là pour aider. Je nomme, je répète afin qu’il enregistre au mieux.

Le langage corporel
Et puis, il y a ce langage corporel qu’il a depuis tout petit. Ce regard qui en dit long. Un regard si communicatif qu’il est difficile de ne pas le comprendre. Lorsqu’il ne comprend pas, ses sourcils se froncent. Depuis peu, il y a aussi ce langage gestuel avec le doigt pour montrer et désigner les choses. Il sait également dire non avec la tête. Il est capable de faire rire un adulte en faisant le clown à sa manière. Il sait reproduire des petits bruits avec sa bouche. Il sait depuis peu, prendre le linge de la machine à laver et me le donner pour que je puisse l’étendre. Il sait faire la même chose avec le lave-vaisselle, les couteaux en moins.Il mime mes gestes, mes intonations. Un vrai petit mime en personne. Nous nous comprenons même si les mots, les phrases ne sont pas encore là. C’est un début. 🙂 Les prémices du langage.

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« Il y a une période sensible pour nommer les choses… et si les adultes répondent à cette faim de mots de manière approprié, ils peuvent offrir à leurs enfants une richesse et une précision de langage qui durera toute la vie «  Silvana Montanaro

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