Etre et apprendre à devenir mère, slider,

un long chemin

Un sujet délicat, peut être trop pour en parler ouvertement et pourtant, c’est l’histoire d’une jeune femme qui souhaitait un enfant comme tant d’autres !

Malgré ses problèmes de santé, la jeune femme souhaite un enfant. Ils en ont discuté ensemble. Ils se sentent prêts. La jeune femme tombe enceinte rapidement mais aussi rapidement qu’elle l’apprend, elle perd ce bébé qui n’en n’est pas encore un. Elle est triste, elle s’y était déjà attaché et se faisait à l’idée d’être maman. On lui a dit que ça arrivait souvent.

6 mois après, elle tombe à nouveau enceinte. Le couple est rempli d’espoir pour ce futur bébé à venir. Malheureusement, ils n’auront pas vraiment le temps de se réjouir. Le bébé n’est déjà plus là. L’échec, le doute, la peur de ne jamais pouvoir y arriver s’installe. Dans la rue, les magasins, le métro, elle croise des femmes déjà mères ou enceintes. Elle les évitent, ne veut pas les voir. Elle est un peu, beaucoup désemparée. Les examens continuent avant de mettre un véritable mot dessus. Un de ses anticorps ne fonctionne pas bien. Il créer des phlébites et des fausses-couches. A la maternité, on lui a fait comprendre que ça ne serait pas simple, elle veut bien le croire, ça fait déjà deux fois que ça ne marche pas. Avec tous ses soucis dans la tête, elle n’a pas fait attention qu’elle était enceinte une troisième fois. Enceinte sur sa dernière fausse-couche, un comble ! Elle n’ose y croire et préfère se protéger. Le traitement commence, les piqures, l’aspégic…Elle n’est jamais allée aussi loin. Elle a tout de suite été prise en charge par la maternité, c’est mieux comme ça. ça l’aide psychologiquement. Trois mois passent, quatre mois, jusqu’au jour où son obstétricien lui dit qu’il va vraiment falloir investir cette grossesse pleinement parce que dans cinq mois, elle sera mère. Dès lors, elle s’autorise à ne plus avoir peur et à être heureuse. Malgré les nombreuses hospitalisations de jour, elle est sur un petit nuage. Elle rayonne. La maternité lui va bien. Le bébé naît. ça n’a pas été un accouchement facile, loin de là. La faute encore aux anticoagulants. Pourtant et malgré ce qui vient de se passer, elle sait qu’elle en voudra un second et pourquoi pas un troisième. La maternité lui a donné des ailes.

Le couple laisse passer une année. Ils désirent plus que tout d’avoir ce deuxième enfant. Ils savent que c’est dangereux d’en avoir un troisième pour la santé de la jeune femme. Elle tombe enceinte rapidement. Elle est heureuse mais sait aussi qu’elle ne doit pas sauter au plafond tant que le premier trimestre n’est pas passé. Elle a peur que ça s’arrête. Elle sait que si cela fonctionne, ce petit bout sera prévu pour la fin mars. Elle a recommencé le traitement, l’aspégic, les piqures. C’est douloureux. C’est l’été. L’heure des vacances a sonné. Ils partent à l’étranger. Elle est enceinte de 7 semaines et demi, presque 8 semaines. Ils profitent de leur première journée, se promènent et puis le soir, le sang. Elle sait qu’il faut aller aux urgences. ça n’est pas bon signe ! L’attente est longue. Ils sont finalement pris en charge. On lui explique que tout va bien. Les saignements ne sont rien, le coeur du futur bébé bat correctement. Ils repartent soulagés. Pourtant, le sang ne s’arrête pas. Le lendemain, ce que la jeune femme craignait s’avère être bien réel. La grossesse s’est arrêtée. Elle le sait. C’est comme ça, elle commence à avoir l’habitude. Ils retournent aux urgences. On lui affirme qu’il s’agit bien d’une fausse-couche. Elle n’arrive pas à s’en remettre. Elle l’a vu la veille, son petit coeur battait. Elle ne comprend pas ou plutôt elle sait que son anticorps lui a encore joué un de ces mauvais tours. Le couple a mal. Ils devront encore surmonter cette épreuve une nouvelle fois. L’Amoureux est peiné pour la jeune femme et par la perte du futur bébé. Il l’épaule du mieux qu’il peut. Elle verra son hématologue au retour des vacances. Son obstétricien l’appel, la rassure en lui disant que oui ce n’est pas simple, qu’il faut être forte psychologiquement et se protéger parce que ça peut se reproduire…Mais il lui dit aussi qu’il faut rester confiante, elle l’aura ce deuxième enfant. Elle ne sait que trop bien ce qui l’attend. Elle a malgré tout très envie d’y croire, même si le chemin est long.

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2 Comments

othilie

Je ne sais pas trop quoi dire sur ce sujet tout semble hors de propos ou maladroit
juste bon courage alors 😉

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marlene

merci !

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