Arthur, Etre et apprendre à devenir mère,

Il fait enfin ses nuits

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Quand la fatigue s’abat sur vous, que votre bébé ne fait pas ses nuits et que par conséquent vous non plus, vous seriez prête à accepter n’importe quoi pour avoir une nuit, même petite soit elle.
Juste une nuit sans coupures, sans biberon à donner.

*
C’est marrant lorsque l’on est enceinte on vous parle toujours de l’après.
On vous dis de bien en profiter parce que après vous n’aurez plus le temps de rien,
on vous dis de bien dormir parce que les grasses matinées seront belles et bien terminées.
Celles qui en sont passées par là savent bien sûr de quoi elles parlent. Mais pour celles qui ne sont pas encore passées par là, elles prennent ça pour des phrases en l’air.
Même votre mère vous répète inlassablement de bien en profiter parce que même si c’est très chouette un bébé, on a aussi parfois envie de souffler.

Toujours est il que j’étais quand même lucide sur la question. J’imaginais assez bien avoir moins de temps quand mon bébé serait là. Enfin, presque, mais concernant le sommeil,
j’avoue ne jamais avoir pensé que j’en manquerais. Un leurre.
Il faut dire que j’avais fais mes nuits à trois semaines. Mon frère 5 ans. Comme quoi aucun enfant ne se ressemblait. Pour mes parents le choc avait du être rude !

*

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Quand il est né, j’ai découvert ce que c’était d’être réveillée par un bébé qui a faim.
Avant même de me dire que les grasses matinées étaient belles et bien terminées,
j’ai su que mes longues nuits étaient finies. Je ne dormirais plus jamais comme avant.
Avant l’arrivée d’Arthur. La tête vide. Insouciante.

*

A la maternité, c’était l’amoureux qui se levait, se rendait à une porte de notre chambre, à l’UME pour aller chercher un biberon tout prêt et le donner à Arthur.
Bien sûr, il fallait quand même se réveiller, mais tout était prêt. Il n’y avait plus qu’à.
Et puis, pour nous reposer, de temps en temps, une des puéricultrices de l’UME
venait prendre Arthur pour la nuit.

*

De retour à la maison, nous n’avions plus personne pour nous décharger.
Nous étions seuls. Arthur nous réveillait, il fallait le changer, lui donner le biberon. Nous étions crevés. Et les nuits s’enchainaient. Il nous fallait trouver une solution rapidement sinon nous allions y laisser des plumes. Je commençais à mieux comprendre ce que c’était le manque de sommeil.
Etre à fleur de peau toute la journée ! Vouloir dormir juste une heure !
Rien qu’une toute petite heure pour rattraper son sommeil.

L’amoureux continuait de se lever pour que je puisse continuer à dormir. Mais il y avait un problème, je n’arrivais pas plus à me reposer. Nous étions tous dans la même chambre. Ainsi, lorsqu’il se levait et lui donnait le biberon, j’entendais tout. Impossible de me rendormir. Cela ne servait donc à rien !
Le lendemain, nous n’étions plus un, mais deux à être crevés.

Nous nous rassurerions avec le fait qu’Arthur faisait des nuits de six ou sept heures. Plutôt pas mal, si il ne les avaient pas commencé dès dix huit heures et que nous n’étions pas réveillés toutes les nuits à deux ou trois heures du matin. Nous avons passé nos journées à nous demander comment il fallait faire. Fallait-il retarder l’heure du dernier biberon ? Fallait-il l’avancer ? Nous faisions des calculs d’apothicaires qui ne servaient à rien puisqu’il continuait de nous réveiller chaque nuit toujours à la même heure. Bien sûr nous n’avions qu’à prendre notre mal en patience en espérant qu’il fasse un jour ses nuits comme tout le monde à partir de la fin de la soirée et non à partir de dix huit heures.

*

Et puis, après un mois et demi à être vraiment crevés, usés de ces nuits entrecoupées, nous avons décidé, sur un coup de tête de changer toute la disposition de notre appartement.
Nous qui avions toujours refusé de céder notre chambre à Arthur, avons décidé de la lui donner.
Et c’est ainsi, que pour la première fois, Arthur à dormi de vingt heures jusqu’à sept heure et demi.
J’avoue ne pas avoir très bien dormi cette nuit là me demandant si il n’y avait pas un problème, si il ne s’était pas étouffé dans son sommeil. Nous ne nous sommes pas emballés pour autant, il fallait voir sur la durée. Peut-être était ce juste une coïncidence ?
Et bien non, il en fut de même les jours suivants.

*

Et c’est ainsi qu’Arthur a fait ses nuits, à un mois et demi.
Nous ne saurons jamais vraiment pourquoi. Est-ce le fait d’avoir eu sa chambre à lui, avons nous eu plus de chance que d’autres parents ? Une chose est sûre, ça ne sert à rien de faire trop de calculs.
Un bébé décide seul de faire ses nuits ou non.

*

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